Le coworking, un art de vivre

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Le coworking est né aux Etats-Unis il y a environ 5 ans, pour répondre aux nouvelles organisations du travail permises par l’émergence rapide et tentaculaire des technologies de l’information et de la communication. L’apparition du web a en effet permis une forte augmentation des initiatives entrepreneuriales indépendantes, soulevant alors le manque de structures adéquates pour cette nouvelle catégorie de professionnels. Le coworking répond à ces nouveaux besoins en recréant pour les indépendants un lieu de socialisation, d’échange et de collaboration : on y travaille pour soi, mais ensemble. Il cristallise et matérialise les caractéristiques de la génération Y : hyper connection, internet, collaboration, échange. Presqu’un réseau social  « in real life ».

Cette organisation du travail collaborative mais individuelle n’est pourtant pas le fait de la révolution internet. On trouve en effet une structure similaire dans les ateliers d’artistes parisiens du 19ème siècle : les artistes s’y réunissaient pour partager leurs connaissances techniques et échanger sur leurs aspirations artistiques et philosophiques. Ces réunions ponctuelles rassemblant des individus diverses mais connectés par la même passion, offraient aux artistes une effervescence propice à la créativité. Le dadaïsme est ainsi né dans une taverne de Zürich, repère de ses créateurs. Elle fut plus tard rebaptisée « le cabaret Voltaire » ayant acquis le statut de café littéraire. Lieu ouvert et flexible, collaboratif et créatif, celui-ci concentrait déjà l’essence du coworking.

On voit ainsi apparaître de nos jours des espaces de coworking intégrant une dimension artistique à leurs installations.
L’Usine à Belfort a fait le pari de conjuguer les sphères culturelles et économiques en se positionnant comme vitrine pour les artistes et entreprises locales. Implantée à Techn’hom à Belfort, zone d’emploi la plus attractive en Franche-Comté, L’Usine a pour objectif de faciliter les rencontres et nourrir une pédagogie réciproque entre ces deux univers a priori inconciliables, et “encourager la friction créatrice” (1) .
L’arrêt Minute en Gironde se veut également un lieu d’échange dans les domaines de l’information, de la communication, des arts graphiques et plastiques, de l’écriture, de l’audiovisuel, du multimédia, du design et de l’architecture. Leur philosophie est de faciliter les échanges entre artistes et entreprises, de désenclaver les mondes artistiques et économiques.

Plus exclusif, Studiomates à New-York, est un espace collaboratif dédié aux designers, illustrateurs, blogueurs écrivains et développeurs. Des compétences diverses et complémentaires se retrouvent donc dans ce lieux propice à la création de nouveaux projets artistiques.

Le coworking pourrait donc bien écrire une nouvelle page de son histoire en donnant un sens véritable à ses valeurs d’ouverture, d’accessibilité et de collaboration en ouvrant ses portes aux artistes, et tout le monde aurait à y gagner.

 

(1)  http://wiki.coworking.info/w/page/31400639/L’Usine%20%25C3%25A0%20Belfort

 

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